Simple question

Simple question
Juste une question, comme ça, lancée en l'air :

Nos prétendants, nos deux princes, en écartant ces guéguerres pour le trône, ont-ils encore une quelconque légitimité ?

Ils ne nous aident d'une aucune manière.... Ils ne sont plus même plus en France d'ailleurs.
Alors je sais que je pousse l'hérésie encore plus loin mais...


Mais vous, qu'en pensez vous ?
# Posté le lundi 14 janvier 2008 13:21

Joyeuse année...triste bilan

Comment en sommes-nous arrivés là? La République a pris une France en bon état, elle nous laisse une France au plus mal.... nous étions le pays le plus peuplé d'Europe sous Louis XV et Louis XVI, nous avons été rattrapés puis dépassés par les autres, notre vitalité démographique a été brisée par les saignées effroyables directement liées à la Révolution et à la République: 800.000 morts (Révolution); 1.500.000 morts (folles guerres napoléoniennes); 500.000 habitants perdus en 1815 à cause des 100 jours, dernier mauvais coup porté à la France par l'orgueil délirant de Napoléon; I.5OO.000 morts en 14/18 et 600.000 en 39/45; total: 4.900.000 français “évaporés”, disparus, sortis de l'Histoire par les conséquences directes ou indirectes de l'irruption des idées révolutionnaires et des politiques aberrantes des différentes républiques. Quel pays pourrait-il supporter de tels traumatismes à répétition? La France y a perdu une part importante de sa substance, au sens fort du terme (physique, pourrait-on dire)...

Et que dire du rayonnement de la France, de l'attrait universel que sa culture, ses Arts, sa civilisation exerçaient sur l'Europe entière, et bien au delà: tout le monde nous enviait et nous imitait sous Louis XV et Louis XVI: le Roi de Prusse commandait ses armées en français; Mozart commençait ses lettres à son père par “Mon cher père”; les écrivains russes parsemaient leurs ouvrages de mots français, et parfois de phrases entières; on construisait Washington (symbole d'un pays nouveau) en s'inspirant ouvertement du classicisme architectural français; presque tous les dirigeants européens se sont fait construire leur petit Versailles; dans tous les domaines, c'était la France qui donnait le ton, c'était vers Paris que convergeaient tous les regards: la France royale avait su amener la société à son plus haut degré de raffinement, et nous connaissions alors ce qu'était “la douceur de vivre”... : la France en est-elle toujours là aujourd'hui? Séduit-elle toujours autant ? Tient-elle la même place, ou d'autres que nous donnent-ils le ton...?

Comment ne pas être frappé par la dégradation effarante du moral des français, de leur “mental”? Nous étions optimistes sous Louis XV et Louis XVI, car avec nos 29 millions d'habitants nous étions le mastodonte démographique de l'Europe, dont nous étions également, et de très loin, le pays le plus étendu: cette double sécurité nous rendait foncièrement optimistes, et c'est de cette époque que date ce dicton selon lequel “en France, tout finit par des chansons”: aujourd'hui nous sommes un peuple frileux, qui doute, et qui est le champion d'Europe incontesté de la consommation d'anti-dépresseurs; et que dire de notre situation économique et de notre richesse: entre le quart et le tiers de notre patrimoine artistique a été détruit par la Révolution; notre pays ne cesse de reculer au classement mondial des performances, cependant que l'appauvrissement et la précarité ne cessent de s'étendre parmi nos concitoyens; la violence et l'insécurité (dans tous les domaines) ont littéralement explosé et sont devenus des réalités tristement quotidiennes; la classe politique est très largement discréditée - même si un grand nombre d'élus ne méritent pas de reproches particuliers - et l'opinion publique se détache de plus en plus de la “chose publique”, n'ayant plus d'espoir en l'avenir et se laissant aller à un pessimisme nouveau dans notre Histoire...

Comment se fait-il donc, qu'en partant du pays le plus riche et le plus puissant d'Europe on en soit arrivé à un résultat aussi catastrophique et aussi désolant? Puisqu'on a appliqué à ce pays la plus merveilleuse des constructions intellectuelles qui soient, puisqu'on l'a régi en fonction des meilleurs principes qui aient jamais été inventés, en toute logique ce pays n'a pu que passer du stade de super puissance qui était le sien à celui de super puissance démultiplié! Nous devons donc nager dans le bonheur...sinon: cherchez l'erreur! Il est vrai qu'avec le conformisme que fait régner la république, un conformisme qui n'a jamais été aussi fort chez nous et qui confine à l'étouffement de la pensée, nos concitoyens ont du souci à se faire: dire que nous vivons sous le règne du politiquement correct, de la police de la pensée, du conformatage de l'opinion ne relève même plus du constat mais de la banalité...Qu'on se souvienne de la grande liberté de ton, de parole, d'action dont nous jouissions sous Louis XV et Louis XVI, et une seule question vient à l'esprit: tout ça, pour ca? Avec, si rien n'est fait, l'effacement continu, la disparition progressive de la France, sa sortie prochaine de l'histoire, du moins en tant que grande puissance, voire puissance tout court...
# Posté le dimanche 06 janvier 2008 08:59
Modifié le dimanche 06 janvier 2008 14:57

La démocratie, une bonne mauvaise idée

"Je ne suis pas contre la démocratie, pourvu qu'elle soit tempérée par une
monarchie et la relgion catholique."
[O. Rossi]


Lé démocratie est une fausse bonne idée. Bien sûr, il peut paraître anormal qu'une minorité impose sa loi à une majorité. Mais n'est-il pas tout aussi anormal que 51 personnes qui se trompent puissent imposer leur loi à 49 personnes qui ne se trompent pas ?

Ce n'est pas sur le nombre de personnes qui prennent telle ou telle position qu'on peut établir une politique raisonnable, ni d'une façon, ni de l'autre.

Une politique raisonnable devrait essentiellement éviter de brimer ceux qui n'exercent pas le pouvoir qu'ils soient minoritaires ou même majoritaires. C'est là que la présence du roi prend tout son sens. N'étant pas issu d'une élection ni d'une quelconque majorité et n'ayant pas à craindre un retournement de majorité, il peut, après avoir pris conseil des personnes les plus compétentes qu'il puisse trouver, trouver le moyen de faire accepter ses décisions même par ceux qui n'y auraient pas été favorables si on les avait consultés par voie électorale ou référendaire.

Ce sera au roi de déterminer qui il consulte, comment il les consulte et comment il fait accepter ses décisions. Il est évident que cette acceptation doit être d'autant plus générale que les décisions touchent de plus près les sujets dans leur vie quotidienne, comme le montant des impôts, ou l'appel sous les armes... En revanche, dans d'autres domaines qui n'ont pas d'effet immédiat sur la vie quotidienne des sujets, le roi peut en partie se passer de l'assentiment de ses sujets, d'autant plus que ces derniers, pour la plupart, n'ont pas la capacité d'en juger la pertinence.

Quant à une "démocratie tempérée par une monarchie et la religion catholique", je me permets, cher Olivier, de ne pas trouver la proposition bien sérieuse. D'abord parce que la démocratie est ou n'est pas. Ou bien on accepte la règle de "la majorité plus une voix", ou bien on ne l'accepte pas. Si on l'accepte, rien ne peut la tempérer, et surtout pas la monarchie, qui serait tout au contraire "tempérée" ou plus exactement "muselée" par la démocratie. La religion catholique, elle non plus, ne saurait "tempérer" la démocratie. Elle peut l'accepter (ce qu'elle fait depuis un peu plus d'un siècle) ou la refuser (ce qu'elle avait fait pendant des siècles). Elle peut ne pas la pratiquer dans ses organes internes, ce qui est toujours le cas. Mais si elle l'accepte, elle ne la "tempère" pas. On ne peut mélanger l'huile et l'eau, on ne peut mélanger la démocratie avec d'autres systèmes, quelles que soient les proportions.


Vexillia Regis.
# Posté le dimanche 11 novembre 2007 13:03

Scandaleux !

Scandaleux !
Le fantasme du Roi qui coûte cher ?

Sans même évoquer le patrimoine immobilier important dont dispose le président de la république française, son salaire s'élève aujourd'hui à plus de 8000 euros par mois, et le budget annuel de la présidence est de 32 millions d'¤uros. Ce budget a bondi sous l'ère Chirac (en 1994 sous Mitterrand, il n'atteignait pas les 4 millions). On peut même noter que ce budget est encore bien supérieur à ces chiffres, certaines dépenses présidentielles et services de personnels étant en effet financés par divers ministères.

Les députés se penchent donc aujourd'hui sur
les crédits alloués à l'Elysée : en 2008, ces crédits devraient passer de 32 millions à 100 millions d'euros (source : dépêche AFP), en réintégrant l'ensemble des personnels.

Par ailleurs, une note interne de l'Elysée, révélée par l'hebdomadaire Profession politique, recommande de faire passer le salaire du président de 101.488 à 240.000 euros par an.

Mais sans doute qu'en France, tous ces chiffres ne sont pas choquants : il ne s'agit pas d'un Roi, mais d'un président de la république, donc tout va bien !

Est-ce normal pour un chef d'Etat ? C'est un débat. Mais le détail de ces crédits reste assez trouble, ce qui n'est pas le cas en Angleterre, où la reine publie aujourd'hui des comptes détaillés. Alors que les fastes de la couronne britannique sont parfois montrés du doigt, le budget d'Elizabeth II (environ 55 millions d'euros) correspond à à peine plus de la moitié de celui du président français. Enfin, en monarchie, le roi est assimilable à un Père pour le peuple, à qui il est intimement lié. L'argent des impôts n'est pas transmis au locataire d'une charge d'une durée de cinq ans, qui se retire ensuite de la vie publique, puisque devenu souvent impopulaire...

A cela, on peut ajouter le coût exorbitant des élections présidentielles, grands shows organisés tous les cinq ans.

Le “Roi qui coûte cher”, un argument républicain de plus qui n'a pas lieu d'être.


Source : © 2007 Lorraine-Royaliste.fr
Mardi 30 octobre 2007, par Guise
# Posté le mardi 30 octobre 2007 10:58

L'aide limitée de nos princes.

Lors de l'article "Un leader royaliste ?!" je proposais pour être à la tête des factions royalistes le prince Jean ou le prince Louis (par ordre alphabétique). Mais je me pose la question : sont-ils dignes d'hériter de la plus grande dynastie royale du monde ?

Si on regarde nos prince, aucun d'eux viennent nous soutenir, rien ! Tout juste une lettre de temps en temps du comte de Paris pour, sans doute, pas qu'on l'oubli. Quant au prince Louis, c'est le silence complet. Ils faut qu'ils commencent à comprendre, qu'être juste prétendant ne suffira pas à les amener sur le trône ! Et si ils comptent sur des royalistes seuls et divisés, ils n'ont pas finis d'attendre. Lorsque le roi d'Angleterre Jacques II Stuart, roi d'écosse, fut détrôné en 1668 par son gendre Guillaume II d'Orange, est-ce que celui-ci parti en espérant vainement que le trône lui fût rendu gentiment ? Non, il parti en exile en France et complota, tenta par tous les moyens de récupérer son trône. Il rassembla tout les clans jacobites (partisans des Stuarts (Jacobus, en latin, veut dire Jacques) et marcha sur Londres pour aller récupérer son trône. Peut-être que nos princes devraient lire cette histoire. Car aujourd'hui nous sommes dans une situation similaire. Il est tant de comploter ! Mais non, ils restent inexorablement assis ne pensant, sans doute pas souvent, à leur royale destinée.
Mais, ils sont princes, héritier de Clovis, Saint Louis, Henri IV et tant d'autres ! Prétendant au trône de France ! Pas héritier de la boucherie Sanzot ! Eux et la France sont liés depuis plus de milles ans et le sera pendant encore de nombreux siècles. Ils n'ont pas le choix (mais peut-être ne le savent-ils pas). Mais non, ils nous assurent juste : "Je suis prêt à prendre la France en mains."
Par contre le jour où il y aura une possibilité pour le retour de la monarchie en France là, nos princes rappliqueront dardar, habillé en tenue de sacre, nous assurant que finalement ils nous ont toujours soutenus.

Beaucoup de personnes, horrifié par mes propos, me traitant d'hérétique fermerons très vite ce blog en jurant de ne plus jamais y revenir. Quant à ceux qui tiendrons assez longtemps pour me soutenir que nos prétendant ont essayé de nos aider on raison. Mais tenter par le passé ne les autorise pas à ne pas rééditer leurs actes.


J.H.C
# Posté le lundi 10 septembre 2007 13:57

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